Départ du GR20 à Conca, petit village tranquille où tout le monde se croise avec un mélange d’excitation et de stress. Certains viennent de terminer le GR20, d’autres commencent et moi, j’étais de ceux qui partent, le sac encore bien rangé et les jambes un peu trop fraîches.
Le début donne vite le ton : ça grimpe, pas méchamment mais ça grimpe. La route s’efface, la montagne prend le relais et on comprend que la Corse ne plaisante pas avec le relief. On passe une fontaine puis l’église du village qu’on voit rapetisser derrière soi. En quelques virages, on est déjà en pleine nature, entouré de pins laricio et de cailloux qui sentent la chaleur.
C’est une première étape parfaite pour se mettre dans le bain. Environ 13 km, un peu plus de 6 heures de marche, un bon millier de mètres de dénivelé : juste ce qu’il faut pour tester le matériel et les mollets.
Le sentier monte, descend puis remonte. On croise un premier ruisseau, celui de la Punta Pinzuta (un bon endroit pour remplir la gourde ou tremper les pieds). La suite se fait en balcon, avec de jolies vues sur les vallons et la mer au loin. Il y a quelques passages raides mais rien de technique. Juste de quoi rappeler que le GR20, ce n’est pas une promenade du dimanche.
Après les ruines de Capeddu et quelques bouts de maquis, on atteint la bocca Villagheddu. De là, la vue s’ouvre, les roches se découpent et on sent qu’on a déjà bien avancé. On redescend un peu, on longe encore le ruisseau puis on attaque la montée finale vers le refuge de Paliri, perché à un peu plus de 1000 mètres d’altitude.
Et là…quelle récompense. Le refuge a un charme fou : perdu dans la montagne, face à la mer. Le matin, le lever de soleil éclaire les crêtes et les rochers deviennent roses. C’est l’un des plus beaux coins du GR20, sans exagérer.
L’ambiance y est top : certains fêtent leur dernière nuit, d’autres, comme moi, célèbrent leur première. On échange des conseils et on rigole. Bref, c’est là que je me suis rendu compte que le GR20, c’est autant une aventure humaine qu’un défi sportif.
Côté pratique :
- Eau : il y en a mais pas partout. Prenez au moins 2 litres, surtout s’il fait chaud.
- Terrain : varié, un peu sablonneux au début, plus rocailleux ensuite. Des bâtons peuvent aider.
- Difficulté : moyenne. Pas de passages vertigineux mais ça use quand même.
- Temps de marche : 6h à 7h selon ton rythme.
Le sud du GR20, c’est déjà l’aventure mais avec la mer pas loin et cette lumière chaude typique de la Corse. Le soir, quand le soleil s’est couché, je me suis dit que j’étais exactement là où je devais être 😉 L’aventure commençait alors pour de bon !






















